« L’ENTRE-DEUX », L’ÉTAPE OBLIGÉE DU CHANGEMENT

« L’ENTRE-DEUX », L’ÉTAPE OBLIGÉE DU CHANGEMENT

« L’Entre-deux » est un espace où nous avons l’impression d’être ni ici, ni là-bas.

Nous continuons à être dans le monde mais sans avoir prise sur ce monde.

C’est comme si nous déambulions dans un décor que nous observons de l’extérieur, spectateur d’une réalité qui n’est plus la notre. Pourtant tout est à sa place, les amis, la famille, le conjoint, les enfants, les collègues, les voisins, le repas chez belle-maman, l’anniversaire chez tonton Jules, le barbecue avec Phil, JP, Barbara, Caroline, les vacances à Royan, la communion du neveu, le cinéma avec Florence, les cours de yoga du mercredi soir.

Comment en sommes-nous venus à nous retrouver en dehors de ce monde?

Et bien c’est au moment où nous avons pris conscience que NOTRE VIE est UNIQUE et qu’il devenait URGENT de la vivre en son Âme et Conscience, sans avoir peur de nous montrer authentique, responsable, intègre et sensible.

Il va s’en dire que cette prise de conscience ne se fait pas en 24h, elle s’élabore sur de nombreux mois voire plusieurs années. Elle peut aussi se manifester suite à une situation traumatique ébranlant toutes nos certitudes.

L’époque actuelle est propice aussi à recevoir l’aiguillon qui nous pousse à sortir de notre léthargie d’Humain inconscient et ignorant.

L’étude du cosmos et de la Terre révèle qu’il y a des transformations en cours (activités solaires, activités sismiques terrestres en hausse, diminution de la vitesse de rotation de l’axe de la Terre etc…)

Ces transformations terrestres et cosmologiques ont des répercutions sur l’Humanité, à la fois sur notre corps physique, psychique mais aussi sur notre esprit.

Si vous n’avez pas déjà entamé un profond travail de quête de vous-même afin de vous re-connaitre, afin de retrouver l’Essence de votre nature (corps-âme-esprit) vous sentirez le pic de l’aiguillon sans qu’il vous pousse à franchir la porte de « l’Entre-deux ». Il aura alors seulement pour effet de déclarer en vous une forte dépression que vous vous empresserez pour la plupart de combattre à coup de substances chimiques et toxiques pour retrouver l’état de votre vie « d’avant ».

Expérimenter « l’Entre-deux », c’est vivre les prémices d’une métamorphose, d’une transformation profonde. C’est merveilleux et motivant mais aussi angoissant et épuisant si nous résistons à son processus.

Le papillon dans sa chrysalide et sortant de son cocon

 

 

 

 

 

 

Car c’est l’appel de notre âme qui nous incite à suivre sa guidance pour pouvoir créer La Réalité correspondante à notre épanouissement d’Être Humain-Spirituel.

L’appel de l’âme peut se manifester par :

– la perte d’un emploi (subi ou choisi)

– un déménagement

– une séparation (conjoint(e), famille, ami(e))

– une maladie

– l’apparition soudaine de facultés extrasensorielles (voir le monde invisible, pratiquer des sorties du corps, contacter d’autres espace-temps etc…)

Il peut aussi provenir d’un ensemble concomitant de plusieurs de ces facteurs.

Quand nous répondons à l’appel de l’âme, consciemment ou non, nous rentrons dans l’espace de « l’Entre-deux réalités », c’est-à-dire que nous quittons l’ancienne réalité sans percevoir la nouvelle réalité puisqu’elle n’est pas encore créée. Nous n’en appréhendons ni la forme, ni les modalités de mise en forme.

L’ « Entre-deux », c’est vivre la mort de beaucoup d’illusions que nous avons cru être vraies, c’est se détacher de beaucoup de croyances et de conditionnements, la plus importante étant LA PEUR.

 

Lorsque nous franchissons le passage de « L’entre-deux » nous ne savons pas combien de temps nous allons y rester avant de pouvoir en sortir.

C’est à la fois un processus de gestation, de transformation, de maturation et d’intégration.

 Avant, dès que nous vivions une situation « non souhaitée », nous avions pris l’habitude de réagir, conditionnés par la peur de ne pouvoir faire face à cet inattendu, ce qui nous mettait en colère ou nous faisait sombrer dans la tristesse.

Dans « l’Entre-deux », nous apprenons à percevoir que ce qui nous est retiré sera remplacé par quelque chose de mieux, de plus adapté à notre Soi émergeant. Même si nous ne connaissons pas la forme que revêtira le nouveau, nous apprenons à faire confiance à la guidance de notre âme et à rester attentif à reconnaitre ce qui vient pour nous. Rester attentif ne veut pas dire ne rien faire, c’est se mettre en mouvement dans la direction indiquée par l’âme.

Ce qui peut nous malmener dans cette situation c’est notre impatience naturelle car lorsque nous commençons à percevoir la forme de « cette autre chose », nous avons hâte de la toucher, de la sentir, de la voir se manifester.

Dans « l’entre deux », on apprend à ne plus attendre.

On peut formuler une requête qui nous tient à cœur d’être exaucée, mais on ne s’y accroche plus désespérément. On la laisse partir, comme si nous l’avions posée dans une nacelle de ballon et on laisse le ballon monter dans le ciel, prendre une direction inconnue mais certaine, qui le fera atterrir à l’endroit parfait.

Nous apprenons à nous séparer de pensées, de croyances devenues obsolètes car ne correspondant plus à l’émergence de notre Soi naissant. Nous apprenons à lâcher les rênes de notre volonté, de notre mental dans la confiance de nous laisser guider de plus en plus par notre âme.

C’est comme si nous retirions, couche après couche, notre ancienne peau, grise, fripée, usée pour libérer à la surface la toute nouvelle peau, rose, lisse et douce comme la peau d’un bébé.

On serait tenté alors de demander une aide extérieure pour que ce déshabillage, cette mue, se fasse plus rapidement, tellement nous nous sentons serrés, étouffés dans ce jeans trop étroit  qui nous comprime les mollets et dont l’attache de la ceinture nous coupe la respiration.

Nous le retirons avec difficulté, nous tortillant dans tous les sens en poussant des han !han! sous le coup de l’effort.

Se détacher de l’ancien peut demander un peu plus de temps que ce que l’on souhaiterait car si nous voulons aller trop vite, nous risquons de nous sentir très mal.

Nous sommes face à nous-mêmes et devons vivre le processus seul, sans l’intervention d’une tierce personne pour le faire à notre place.

Dans un accouchement sans anesthésie local, on croit la 1ère fois que pousser au maximum dès le ressenti de la contraction va nous permettre d’expulser plus vite bébé et de nous soulager des douleurs.

Que nenni !! Au contraire c’est fatiguant et cela intensifie les douleurs.

La clé, c’est la respiration, la patience et l’attention à nos ressentis physiques afin d’accompagner le processus le plus en douceur possible.

Il en va de même pour accoucher de notre Soi Naissant!

Notre corps physique a besoin davantage de repos, dans un environnement non stressant pour intégrer harmonieusement tout le processus de sa transformation.

Nous augmentons cellulairement notre fréquence vibratoire en lien avec le changement vibratoire de la Terre. Notre corps physique a besoin d’assimiler régulièrement tous ces changements.

Cela ne veut pas forcément dire dormir beaucoup mais écouter nos ressentis physiques et prendre le temps de faire des pauses dans la journée, en arrêtant toutes activités.

Si vous travaillez professionnellement, il sera moins facile de trouver du temps mais ce n’est pas infaisable… par exemple sur la pause déjeuner vous prenez  5 ou 10 mn, isolé du bruit et de l’agitation ambiante si possible.

 

 

Après le travail, chez vous, vous pouvez aussi prendre   5 mn pour vous allonger dans le silence et rester dans le ressenti de votre corps et de votre respiration avant de reprendre vos occupations.

 

 

Notre mental a de plus en plus besoin aussi de se poser, de ralentir le flux incessant des pensées, des projections, des ruminations, des questionnements.

La nature nous offre alors l’environnement idéal pour se ressourcer : contempler les arbres, écouter les oiseaux se répondre d’une branche à l’autre, humer le parfum des fleurs et des plantes sauvages, écouter le chant de l’eau sur les pierres du ruisseau, observer l’abeille butiner ou surprendre un petit lézard courir sur le muret.

Vivre dans « l’Entre deux » c’est connaitre une forme de vacuité à laquelle nous ne sommes pas préparés.

En effet, avant, nous étions tout le temps dans le « faire », dans des occupations choisies ou « obligatoires ». Nous avions la croyance que l’oisiveté était la caractéristique des fainéants ou des rentiers. Conditionnés par le dicton : « Le temps, c’est de l’argent »,

nous courions après le temps ET l’argent. C’était une course sans fin, puisque le temps nous servait à « gagner de l’argent » (travailler professionnellement) pour aussitôt « dépenser cet argent » dans la nourriture, les loisirs, les vacances, les impôts et les charges domestiques avec la frustration de ne jamais gagner assez d’argent, avec la frustration de ne pas avoir assez de temps pour tout faire en une journée, avec la peur de perdre son emploi, avec la peur de régler une facture trop élevée chez le garagiste, avec la peur de tomber malade, avec la peur de la tuile imprévue qui pouvait nous tomber dessus.

Aujourd’hui, dans « l’Entre-deux », nous n’avons plus d’emploi, nous recevons un revenu minimum social, chaque dépense « vitale » relève du choix prioritaire à prendre tous les mois pour payer le loyer, payer les assurances, payer les courses alimentaires, payer l’essence, payer le garagiste. Nous devenons des consommateurs responsables, sobres et conscients sachant discerner ce dont nous avons réellement besoin de ce qui est superflu. Nous utilisons le système D (comme débrouille) pour acheter d’occasion, revendre, faire du troc, s’échanger des services, produire ses légumes pour ceux qui ont un bout de terrain ou sinon s’occuper d’un jardin potager partagé. L’entraide devient une nouvelle habitude et permet de ne pas rester isolé. 

De plus, nous avons TOUT LE TEMPS disponible pour nous. Pour les célibataires, c’est DU TEMPS NON STOP POUR SOI, rien que pour soi !

 

Super, mais comment utiliser ce temps quand on a été des années et des années à regarder sa montre pour arriver à rentrer un programme d’activités de 20H dans la journée sachant qu’il nous fallait aussi caser 6h de sommeil minimum pour se sentir à peu près en forme le lendemain ? 

 

 

 

« L’Entre-deux » nous apprend à nous lever en douceur grâce à notre horloge biologique interne, plus besoin de programmer son réveil.

Nous apprenons à nous détacher des heures conventionnelles pour manger voire à sauter même un repas si nous ne ressentons pas la faim. Nous apprenons à sortir dehors par envie et non par obligation. « L’Entre-deux » nous apprend à vivre autrement notre journée, sans organisation particulière, en s’adaptant aux circonstances imprévues, à vivre chaque journée en conscience et non à subir chaque journée par habitude.

Nous pouvons ressentir un énorme besoin de ranger, jeter, classer, réaménager notre habitation ce qui entraine aussi une irrésistible envie de nettoyer de fond en comble notre espace.

Nous constatons que nous avons vraiment accumulé beaucoup trop d’objets que nous finissons par donner avec le souhait de ne plus acquérir quoi que ce soit d’autre dorénavant.

Au fur et à mesure que nous apprenons à alléger, sur tous les plans, notre quotidien, nous en venons à ne plus pouvoir nous projeter dans le temps. Nos agendas sont pratiquement vides, seuls les rendez-vous administratifs (Caf, Pôle emploi et autres) sont notés car ils permettent de reconduire l’attribution du revenu minimum social. Même ce lien d’attachement financier au « système » est voué à disparaitre quand nous sortirons de « l’Entre-deux ».

Être disponible à ce temps pour soi permet de recontacter ses dons et talents que nous avions oublié auparavant. Nous nous permettons au fur et à mesure de les manifester. Ce peut être à travers la musique, à travers l’écriture, à travers le dessin, dans des travaux manuels, dans l’expression corporelle (danse, chant, marche), à travers le contact de la nature, à travers le relationnel avec les autres…qu’importe la forme d’expression du moment qu’elle révèle notre Essence d’Être Humain-Spirituel.

Ainsi, ne croyez-pas que sortir de « l’Entre-deux » c’est retourner d’où l’on vient (métro-voiture-boulot-dodo) car il nous est impossible de revenir en arrière. Nous avons amorcé une re-naissance.

Ce temps qui nous est imparti est une opportunité pour connaitre réellement le sens que nous désirons donner à notre vie, à savoir quelle est la réalité que nous voulons manifester en accord avec notre âme, libérés des conditionnements et attachements qui nous en empêchaient jusqu’ici ?

Quelle création allons-nous proposer au service des autres ?

Dans « L’Entre-deux », l’activité professionnelle n’a plus le même sens qu’ « avant », car nous n’avons plus envie d’entretenir un système économique qui nous conditionne à accepter que l’argent soit un préalable à la Vie.

Nous réalisons que l’argent divise, sépare les Hommes, amplifie les injustices, entrainent les guerres de pouvoir, corrompt, dissout tous les potentiels créatifs de chacun pour en faire des Hommes soumis, obéissants, fatalistes et apeurés.

Nous préférons alors pratiquer des activités « au service de l’épanouissement et de l’évolution de l’Humain » en responsabilisant chacun sur la valeur qu’il donne au service qu’il reçoit. C’est une relation dans l’échange qui n’appauvrit aucun des participants mais les enrichit tous les deux.

Dans « L’Entre-deux » nous prenons conscience que le service n’est pas marchandable puisqu’il apporte des bénéfices pour tous, pour la communauté, sans notion de pouvoir, de profit et de contrôle. Le service développe la créativité, l’entraide, les échanges authentiques et responsabilise l’Humain sur la création de sa réalité.

 

Nous avons besoin dans « l’Entre-deux » d’échanges authentiques, basées sur la profondeur et non sur l’apparence, basées sur la découverte et le besoin d’apprendre et non sur la prise de pouvoir sur l’autre et le non respect de sa différence.

Les relations amicales d’avant disparaissent. Ce n’est pas une rupture causée par fâcherie mais nous n’avons plus d’appétence à continuer d’entretenir le lien car nos amis n’ont pas franchi « l’Entre-deux » et ne peuvent plus nous comprendre. C’est un éloignement par non-attraction. Nos fréquences vibratoires de conscience ne sont plus en résonance. Nous ne leur en voulons pas même s’ils peuvent penser le contraire. Il nous est simplement plus possible de nous montrer tel que nous étions avant. Nos centres d’intérêt ne sont plus les mêmes. Nous voyons la réalité telle qu’elle est quand nos amis d’avant continuent de croire aux illusions du monde et d’entretenir ces illusions. Nous cheminons à créer une nouvelle réalité grâce à un profond travail de remise en question de nos croyances et pensées, en débusquant nos peurs et tous nos conditionnements afin de nous en libérer. Nos amis d’avant restent dans leurs habitudes, se repliant souvent dans les souvenirs heureux du passé, critiquant ce qui ne leur convient pas dans le présent, sans avoir la conscience que c’est au présent qu’ils peuvent changer leur futur et créer une autre réalité s’ils décidaient seulement de se transformer eux-mêmes.

Emprunter le chemin de « l’Entre-deux » c’est éveiller notre conscience pour l’Évolution de l’Humanité en nous libérant principalement de la peur de ne pas être maitre de soi. Retrouver sa maitrise c’est accueillir toutes les parts de soi, même celles que nous jugeons incorrectement mauvaises. Nous jugeons mauvais nos erreurs alors que l’erreur est un enseignement pour se perfectionner. La maitrise c’est apprendre de ses erreurs pour ne plus les faire, c’est « l’apprenti-ssage ». C’est en étant conscient de nos expériences que nous pouvons avancer, en discernant quelles pensées, quelles émotions ont été vectrices de l’expérience. Chercher à avoir accès à la Connaissance, à l’Histoire vraie (non déformée) de notre Humanité contribue aussi à mieux appréhender notre monde pour créer La Nouvelle Humanité.

Expérimenter « l’Entre-deux » c’est s’ouvrir sur le potentiel d’une nouvelle réalité alignée sur l’Âme (information, guidance) et la Conscience (traitement et intégration de l’information). C’est parce que nous sommes vigilants à observer et discerner en nous ce qui nous porte et nous grandit que nous permettons de le transposer dans notre réalité.

 

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » proclamait Ghandi

 

« l’Entre-deux » est comme un sas dans lequel nous sommes en préparation, dans lequel nous sommes mis à nu, lessivés, essorés, déprogrammés, déconditionnés.

Nous sommes dans ce monde mais n’entretenons plus les illusions de ce monde. Nous pouvons nous sentir isolés par moment mais nous ne sommes pas seuls. Nous sommes appelés à nous regrouper pour échanger nos expériences, pour apporter nos connaissances, fruits de nos recherches que nous expérimentons et intégrons.

Image extraite du film « La Belle Verte » réalisé par Coline Serreau

C’est ensemble, par nos comportements individuels, par nos pensées et l’évolution de notre conscience que nous atteindrons en nombre, le seuil critique nécessaire pour sortir de « l’Entre-deux » et manifester alors La Nouvelle Réalité d’une Humanité Spirituelle.

Le développement d’une Humanité Spirituelle est l’Évolution naturelle qui empêchera la disparition de notre civilisation terrestre provoquée par l’ignorance de notre véritable nature humaine, par des comportements inconscients, égoïstes, par une politique sociale qui entretien la soumission et la dépendance.

Tous n’emprunteront pas le chemin de « l’Entre-deux », car nous avons chacun le libre arbitre de suivre la guidance de notre âme ou pas.

Suite à venir… 

 

 

 

              Marielle

 

 

 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer l’auteur, la source et l’UNIVERSITE NOMADE DE LA.V.S.D.LE.I.https://colibrijoyeux.wordpress.com/

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s