ATELIER DE PERMACULTURE EN BIODYNAMIE CHEZ SOLINE (1)

ATELIER DE PERMACULTURE EN PRATIQUE BIODYNAMIQUE.

LE JARDIN DE SOLINE

SAMEDI 16 MAI 2015

Nous y voilà enfin. Nous avions programmé une première date mais le temps ne nous a pas laissé d’alternative. Nous avons du reporter ce rendez-vous au 16 mai à cause de la pluie.

Le jour J la météo annonçait un peu d’humidité mais MARIELLE et MOI avons maintenu l’atelier.

Nous intervenons dans cet atelier en tant que consultant de notre Association l’Université Nomade de l’Amour Vérité Solaire de l’Évolution Infinie pour le réseau des Colibris de Chartres et tous ceux qui suivront .

Nous sommes donc arrivés à 10 H, SOLINE était là, elle s’apprêtait à rejoindre son expo d’art à Chartres pour revenir vers nous en fin d’après-midi.

VINCENT et RENÉ nous attendaient.

Le jardin de SOLINE NOUS OUVRAIT SES BRAS. C’est un jardin pas comme les autres. C’est un jardin libre et magique. Il nous a reçu naturellement avec sa faune et sa flore. Nous avons été surpris de sa richesse. Que de fleurs dans un espace restreint. C’est un jardin comme je les aime, pas manucuré du tout, où la nature s’exprime librement. Nous avons regardé les différentes espèces qui s’y développent ainsi que les arbres qui ont pris leur espace.

En attendant les autres participants, nous avons parcouru le jardin afin de visualiser l’espace sur lequel nous allions intervenir avec la permaculture en biodynamie.

Puis sont arrivés chronologiquement CAROLINE, SALVATRICE, MARIE-FRANCE avec son petit-fils, et MARY.

MARIELLE et MOI avons commencé par présenter la méthode de LA PERMACULTURE en BIODYNAMIE. L’esprit dans lequel elle est pratiquée et les techniques utilisées.

LA PERMACULTURE est un état d’esprit qui nous pousse à prendre en compte toutes les espèces qui participent à la régénération et à la fertilisation de la terre à cultiver.

Il y a les espèces qui interviennent dans la terre, celles qui interviennent sur la terre, celles qui interviennent dans l’air et celles qui interviennent dans l’eau.

MARIELLE nous a rappelé l’histoire de l’utilisation des nitrates qui s’est développée dans l’agriculture après la deuxième guerre mondiale.

Le nitrate était employé dans la fabrication des explosifs et des bombes et on a constaté à l’époque que le sol sur lequel avaient explosé les bombes était devenu très fertile. Comme il fallait nourrir rapidement les survivants de la guerre, les sols à cultiver ont donc été arrosés de nitrate et cette méthode n’a cessé de s’étendre avec la culture intensive jusqu’à aujourd’hui.

L’utilisation du nitrate a engendré de nouvelles maladies survenues sur les cultures ce qui a demandé l’ajout d’autres produits chimiques qui ont fini par appauvrir les terres cultivables.

Cette chaîne sans fin peut être rompu lorsque l’on permet à la terre de se régénérer naturellement, ce qui est pratiqué pour les cultures cultivées en BIO ou le plus naturellement possible.

Nous précisons bien que la permaculture redonne la vie à la terre et augmente la surface cultivable de 20 %.

Nous avons expliqué la méthode qui permet aux lombrics d’agir sur un terrain qui a souffert.

Nous proposons plusieurs applications :

Sur un terrain vierge laissé à l’abandon, nous le recouvrons d’un film, d’une toile, d’une moquette ou de cartons. Nous effectuons cette opération si possible à l’automne. Nous laissons agir la nature, la décomposition des herbes sauvages va s’accomplir ainsi que la prolifération des lombrics. Au début du printemps, nous retirons tous ces films pour pouvoir préparer les surfaces à cultiver et choisir quelles sont les cultures que nous allons réaliser.

cartons andin

Sur un terrain qui produit déjà nous le recouvrons d’un substrat de 7 cm de compost et d’un paillis de lin, de chanvre, de paille BIO, de feuilles d’arbres non traités de 10 cm minimum à la fin de l’automne.

Compost andin

Nous pouvons cultiver sur un sol plat ou sur un andin (butte).
La mise en place d’un andin peut avoir plusieurs formes suivant la superficie disponible, soit en bandes, soit en demi-cercle, soit en forme de labyrinthe. Il vaut mieux le mettre en place à la fin de l’automne.

jardin andin

Nous ajoutons à cette pratique, pour optimiser la production, le suivi d’un calendrier biodynamique. Il nous permet de connaître les périodes favorables pour préparer les terres cultivables afin de semer, de planter, de replanter, de tailler, de traiter tous les végétaux, toutes les plantes florales et aromatiques ainsi que tous les arbres fruitiers et ornementaux.

Ces périodes sont réparties environ tous les 13 jours, d’un cycle de plantation suivi d’un cycle de semis qui se compose chacun de journées racine, feuille, fleur, fruit. Une même journée peut comprendre plusieurs de ces composantes.

Certaines journées où se trouvent un nœud lunaire ou un périgée lunaire sont défavorables à toutes actions de jardinage (le jardinier peut se reposer sans culpabilité  )

Ce que nous proposons est une pratique unique qui couple la permaculture et la biodynamie.

Après avoir exposé la méthode et ses applications, nous sommes passés aux travaux pratiques.

DSCN6956     Jardin de Soline

Nous avons fait le tour du jardin pour proposer les interventions à accomplir en ce jour.
Ce 16 mai était un jour de semis, réparti du matin jusqu’à 9h en « feuille » puis de 9h à 15h en « fruit » et de 15h jusqu’au soir en « fleur ».

DSCN6953 Jardin de Soline

Nous avons récolté ce qu’il y avait à récolter, soit des « bettes » ou « blettes » qui étaient bien montées et dont nous avons partagé la récolte entre tous les participants présents.

DSCN6954

Jardin de Soline

Nous avons dégagé une zone du jardin en déracinant des myosotis qui avaient poussé à foison ainsi que de grosses touffes d’herbe, pour préparer l’andin prévu à cet endroit.

Nous comptons la prochaine fois déraciner certaines plantes afin de les replanter plus tard sur un autre endroit du jardin.

Nous avons pris notre pose déjeuner vers 13h avec un barbecue improvisé par René. Nous avions proposé aux participants une auberge espagnole. Tous les participants y ont répondu en apportant leurs préparations culinaires. Nous avons vécu un instant de partage dans la joie et la fraternité sous une pluie fine qui nous rafraîchissait de temps en temps.

Après cette pose nous avons continué à déplanter, à tailler les branches mortes dans les arbres (cerisier, poirier, cognassier) et dans la vigne qui s’étale sur une portion du mur séparant le jardin de la maison voisine.

Nous avons déposé toutes ces coupes sur le tas de compost du jardin.
Le soleil nous a rejoint dans l’après-midi pour nous accompagner et faciliter notre travail.

Soline est revenue en fin de journée pour découvrir et apprécier ce que nous avions accompli.

DSCN6970

Jardin de Soline

Nous avons ensuite détaillé ce que chacun doit apporter selon ses possibilités pour continuer le travail sur notre prochaine rencontre.

Nous devons amener tous les ingrédients pour pouvoir construire l’andin : des branchages, des orties, de la terre de butte de taupe, du fumier de cheval, de la corne broyée, de la cendre, de la terre.

Nous nous donnons rendez-vous samedi 30 Mai à 10 H chez Soline pour continuer cette expérience exceptionnelle.

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer l’auteur, la source et le site : UNIVERSITÉ NOMADE DE LA.V.S.D.LE.I. https://colibrijoyeux.wordpress.com/

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s